jeudi 19 novembre 2009

J'aimerais vivre dans le générique d'un film des années 80 qui se termine par un arrêt sur image [@Fear of Tigers]

Récemment, ma vie s'embrouille (pas vraiment).

Mon personnage @SylvainRaymond a amorcé, tel que prévu, son passage (chute) vers (dans) un environnement qui l'ostracise de partout.

La processus de (re)création hyper kitch fonctionne.
Je (re)crée du simulacre: moi-même (#SylvainRaymond).

Vous vous y perdez, et moi aussi.

Je ne sais plus tout à fait qui je suis, ou qui j'étais, et qui je serai. Cette expérience psychanalytique sur (mon) moi(-même) m'effraie désormais quelque peu: parce qu'il y aura nécessairement une finalité.

Et cette finalité, c'est peut-être rien.

Serais-je capable de supporter le constat de n'avoir véritablement [@je me fais rire] cultivé que du rien du tout ???

Si Yupster n'aboutit pas, mourrai-je pour rien d'ici 5 mois ???

Je l'admets, j'ai besoin de réconfort; mais pas de toi, c'est impossible. Ce réconfort je le (re)trouverai dans ma (re)construction narrative: dans le générique d'un film des années 80 qui se termine par un arrêt sur image.

Je ne souhaîte pas me réfugier dans le film, mais dans le générique d'un film où les épreuves viennent d'être surmontées. Où l'instant d'une demie seconde, le Narrateur Dieu fait vivre au spectateur l'ultime sentiment de victoire. La synthèse de la réussite.

J'ai pensé à The Breakfast Club [@séquence finale YouTube] où, le point levé, un Judd Nelson symbolise le combat que mènerait la jeune génération contre les valeurs de l'époque Reagan. Mais la pièce Don't You (Forget About Me) de Simple Minds ne (me) réconforte guère.

J'ai aussi songé à Rocky IV [@MarcCassivi]. Drappé du drapeau des États-Unis, soulevé par une foule par ailleurs austère qui célèbre la (re)naissance du Christ. Même si la pièce Heart's on Fire de John Cafferty me cajole telle les doigts d'une jeune femme qui me caresse le dos tendrement, je ne cherche pas comme Rocky [@Barack Obama] à changer quelque chose. Au contraire, je célèbre l'immédiat de l'instant présent.



Mais, il y avait The Karate Kid. Au centre de l'arène publique, lui aussi ostracisé de partout au point de faire perdre son sang froid à son mentor Monsieur Miyagi qui décroise subitement ses bras suite au coup dévastateur porté au genou, Daniel-san trouvera la force nécessaire pour continuer, et ultimement gagner une accolade de Elisabeth Shue qui porte des legs warmers aux genous, le respect de ses pairs [@le trophée] et puis finalement la satisfaction d'avoir rendu fier un vieil homme solitaire en manque de (re)nouveau depuis la mort de sa femme.

Que résonnent les trompettes (de l'Apocalypse); je préfère cependant le réconfort rose (mauve) bonbon de l'electro-pop-pop.



Mais j'ai trouvé. Quelque part, en moi, le générique de ma vie sur les airs de Fear of Tigers. Je lévite [@HugoDumas] au rythme d'une pop innocente, naïve, mais complète.

Fear of Tigers - The Adventures of Pipi Longstrumph (Original Mix) [@Dödselectro].

Mais mon imagination s'épuise, et les images me manquent. Je rêve alors à davantage. Aux nuages. Aux nuages rêvés. À la fille rêvée. Je rêve au rêve. Mon réconfort, je le trouve dans le générique d'un film des années 80 transformé en vidéo clip par un internaute captivé, lui-aussi, par le remix de Fears of Tigers de la pièce Into the Clouds du groupe The Sound of Arrows.

Je célèbre, et je pleure enfin (pas vraiment).

Je pense que je déroulerais le générique à ce moment-ci. [@p.92 (#Y)]

Le rêve (bis)... [@p.2 (#Y)]

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