samedi 7 novembre 2009

Ésaïe 53: 10 [@p.88]

J’avais le sentiment (toujours pas) que chacun des coups portés respectivement à mon nez, ma cage thoracique, mes côtes et mon ventre me brisaient quelque chose. Retenu pour ne pas tomber, mes agresseurs me donnaient l’impression, à moi et aux belles personnes dansantes qui ne me portaient (pour une rare fois) aucune attention, de danser ma vie alors que tout culminait quelque part entre 3 :30 et 3 :59.

Blessé de partout, pratiquement inconscient mais réveillé par chacun des coups qui continuaient de m’être portés à différents endroits de mon corps que j’aurais préféré avoir quitté, je priais pour qu’un garde de sécurité me sauve, alerté par Zoé qui m’aurait prise en pitié. Mais cette dernière s’afférait à consoler Karolina qui lui racontait sa soirée d’hier.

Si j’avais pu dire quelque chose (n’importe quoi) à un certain moment entre un coup qui fit volé en éclat une côte de mon côté droit et une descente du coude sur le dessus de mon crâne qui me fit perdre définitivement connaissance : « Après avoir livré ma vie en sacrifice pour le péché, j’espérais voir une post(mod)ér(n)ité qui prolongerait mes jours. »

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