vendredi 6 novembre 2009

American Beauty 2 [@p.30]

On compensait la flagrante baisse de nos relations sexuelles par certaines choses indispensables : un lampadaire Nicad, un item de mobilier modulaire de marque Kettal Atmosphère créé par Marcel Wanders, un poêle au gaz Wolf, de la céramique Flaminia pour la salle de bain, une sérigraphie signée Claude Tousignant achetée à la galerie Art Mûr sur la rue St-Hubert, l’adoption d’un chien saucisse nommé Monsieur, un road trip à Charlevoix, trop de soupers entre amis dans leurs lofts, condos, appartements branchés, Pied de cochon, Le Local, Chez Roger, Leméac, trop de Kim Crawford, trop de masturbation matinale en solitaire sous la douche : American Beauty 2.


Et lorsqu’on ne baisait plus du tout, elle me racontait qu’elle aimerait avoir des enfants. Et lorsque je refusais de déposer ma copie de Glamorama pour l’écouter râler sur comment il serait bien de se faire construire une maison à Blainville (Lachenaie) de type Hilary des Industries Bonnevilles comme celles qu’on voit dans les films américains et (ou) de s’acheter une deuxième Golf City (parce qu’on donnerait la [ma] VR6 à notre premier enfant pour sa fête de 16 ans) ; elle quittait brusquement le loft, peu importe l’heure de la journée, pour n’y revenir qu’à un certain moment qui me paraissait toujours trop court.

J’en profitais pour regarder sur mon écran Sharp Aquos 42 pouces accompagné de colonnes de son KEF iQ9 des filles qui s’étouffent à en pleurer sur des énormes pénis. Seulement une plainte au syndicat des copropriétaires. J’ai plaidé Rock Band en m’excusant à peine.

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