lundi 16 mars 2009

La manifestation contre la brutalité policière: ma version des faits.

Il faisait beau dimanche matin.
Et on a décidé de bruncher avenue Mont-Royal.

Je mangeais paisiblement une omelette brouillée aux champignons, oignons et vieux cheddar à La Cantine lorsque Fred BG, Ju et moi-même apercevont l'escouade montée (à cheval) de la police de Montréal.

- "Ah oui, c'est vrai, c'est la journée de la manifestation contre la brutalité policière" lançais-je sans émotion, aucune.

On décide tout de même de prendre une marche sur l'avenue Mont-Royal, question de trouver un chapeau pour notre amie Ju qui part bientôt pour le Brésil.

Devant le métro Mont-Royal, il y avait beaucoup de monde mais surtout trois catégories de gens que je classe ici en ordre décroissant: Les curieux qui veulent voir un spectacle, la police qui réalise le spectacle et les quelques manifestants: acteurs du spectacle.

Et s'il n'y avait pas eu de policiers ???
Et s'il n'y avait pas eu de curieux ???
Et s'il n'y avait pas eu de journalistes ???

Un arbre tombe dans la forêt, mais personne ne s'y trouve pour l'entendre: la chute de l'arbre fait-elle du bruit ???

Il n'est pas question ici d'anarchie, de brutalité policière, de courage journalistique. Non. Il est question de la nécessité indubitable du spectacle comme processus justificatif de nos vies.

Il y avait des voyous, la police a procédé à des arrestations, dont quelques journalistes qui se fondaient à une foule de manifestants.

Big deal, on a quand même trouvé un chapeau pour Ju, il faisait soleil, il faisait beau, et on s'en crissait pas mal.

* Crédit photo, François Roy, La Presse.

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