mercredi 10 septembre 2008

Réponse à André Pratte qui traite les propos de Gilles Vigneault de bêtise...


Monsieur Pratte,

Sous la section le blogue de l’édito du site cyberpresse.ca en date du 10 septembre 2008, vous soulignez l’écart de conduite de Gilles Vigneault qui communiquait au Journal de Montréal son opinion sur Stephen Harper, le parti conservateur ainsi que les citoyens désireux de voter pour ce même parti.

Dans un récent billet, je questionnais, en ce début de campagne électorale, votre tentation à relativiser les opinions politiques émient à l’endroit de Stephen Harper. Cette fois-ci, votre remise à l’ordre de l’opinion émise par Gilles Vigneault se transforme en pure insolence.

Votre introduction donne le ton à cette critique inutile qu’est la vôtre.

Personne n’a mieux chanté le Québec que Gilles Vigneault. Vigneault est un grand poète, un grand Québécois. Mais on a beau être grand, on n’est pas à l’abri de la bêtise. Dans une entrevue accordée au Journal de Montréal, M. Vigneault traite Stephen Harper de «dictateur». Venant de quelqu’un qui maîtrise aussi bien le français, un tel propos laisse pantois…

Il m’apparaît incohérent d’exprimer son admiration envers l’un sinon le plus grand poète québécois pour ensuite lui reprocher son utilisation du concept de dictateur. Je crois bon de vous rappeler que le terme dictateur signifie par extension : une personne très autoritaire. Une telle utilisation allégorique, certainement, vaut-elle la peine de traiter sur la place publique les propos de Gilles Vigneault de bêtise ?

Mais vous poursuivez avec un argumentaire douteux.

Selon M. Vigneault, si les Québécois votent en faveur de Parti conservateur, ils «se trahiront eux-mêmes»: «M. Harper va peut-être réussir à former un gouvernement minoritaire ou majoritaire avec l’aide de la ville de Québec. C’est un non-sens, c’est d’un illogisme tordu, c’est d’une ignorance crasse.» En somme, selon M. Vigneault, les Québécois qui votent conservateur sont des ignares. «Profondément incultes», précise-t-il.

Et Vigneault d’en rajouter au sujet de M. Harper: «Il va tout faire pour qu’on apprenne au plus vite l’anglais (où le chansonnier va-t-il chercher ça?) et qu’on arrête de l’embarrasser avec une langue qu’il est obligé d’apprendre pour gagner des votes. » Premièrement, M. Harper parle français depuis avant sa carrière politique. Deuxièmement, il s’est fait un devoir de mieux maîtriser cette langue et de toujours commencer ses déclarations en français. Que dirait M. Vigneault si le premier ministre du Canada ne parlait pas la langue de chez nous?

Ici, Monsieur Pratte, vous exposez votre incapacité à saisir la langue si elle devait différée du propos conventionnel, absout de toute volonté, insipide, vide de sens si ce n’est que celui de la joute politique. Je vous annonce Monsieur Pratte que Stephen Harper apprend toujours le français, comme je l’apprends moi-même tous les jours. Je suis trop confortable dans ma vie pour faire de la maîtrise de ma langue une chose primordiale ; Stephen Harper n’en serait pas moins paresseux s’il ne devait pas remporter une balance du pouvoir dans une province dont la langue est le français. Et s’il se trouve que Gilles Vigneault décide de me faire la morale sur l’utilisation maladroite de ma langue dans ma vie quotidienne trop paresseuse, comme il le fait ici avec Stephen Harper sur un tout autre angle, et bien je baisse la tête et j’accepte la critique.

Mais vous poursuivez avec une conclusion qui n’est rien de moins qu’une insulte publique.

«Voilà le pays que j’aime», chantait Gilles Vigneault. En est-il venu à mépriser ce Québec qui l’a écouté avec bonheur mais a refusé de le suivre?

Monsieur Pratte, à quoi bon ce commentaire ? À quoi bon toute cette critique finalement ? Laissons de côté le fait que vous ne traiter pas du reste des commentaires émient par Gilles Vigneault au sujet des autres partis politiques : que pensiez-vous accomplir en critiquant de la sorte un grand québécois, comme vous l’exprimiez en introduction, au profit d’une réactualisation insolente d’un simple personnage politique ?

Lisez les commentaires qu’a déclanché votre critique sur le blogue :

Si tu pense pas comme moi tu est un cave, belle mentalite de la pensee unique si presente dans le milieu culturel et gauchiste Quebecois.

Aucunement surprenant, ces commentaires de Monsieur Vigneault, je me demande si ce n’est pas lui l’extrémiste. J’espère que nous serons toujours protégés des bêtises de ce genre d’individu…….

Merci André Pratte de remettre les pendules à l’heure suite à ces déclarations idiotes et même mensongères pour certaines de M. Vigneault.

Un autre artiste millionnaire à coups de subventions qui dégobille sur les gens qui ne pensent pas comme lui.

Vous canalisez la bêtise Monsieur Pratte pour vendre du trafic web sur le dos d’un poète pris de passion et d’allégorie. Cette fois-ci, vous n’avez pas que dérapé Monsieur Pratte, vous avez pris le champ. Parce que même si Gilles Vigneault devenait fou, et bien, je préfère l’entendre, ce vieux fou, plutôt que votre relativisme sans but.

1 commentaire:

Dave a dit…

Alors de quelle façon Jean Chrétien était moins dictateur?

On a un gouvernement qui change de face à tous les 4 ans, mais on a pas de vraies options quand au corps et la tête de ce gouvernement.

Le gouvernement au complet est la dictature (une dictature invisible et scientifique), et non le pantin qu'ils mettent devant les caméras pour attirer notre colère.